Présidence canadienne du G7 : Le PCJI a soumis des recommandations pour promouvoir l’égalité des genres et l’autonomisation des femmes

Avril 2018 – Le Partenariat canadien pour la justice internationale a récemment présenté une note à l’attention de l’Ambassadrice Isabelle Hudon, co-présidente du Conseil consultatif sur l’égalité des sexes pour la présidence canadienne du G7, dans le but d’apporter des informations et des pistes de réflexions utiles à la préparation du 44esommet du G7, qui se tiendra en juin prochain à Charlevoix.

Le 16 novembre 2017, des membres du PCJI ont pris part à un événement public suivi d’une consultation en table ronde d’experts avec le sous-ministre pour le sommet du G7 et représentant personnel du Premier Ministre, M. Peter Boehm. L’événement a eu lieu à l’Université Laval, à Québec. De plus, des membres du PCJI ont rencontré l’Ambassadrice Hudon le 14 mars 2018, toujours à l’Université Laval. La note, élaborée par Fannie Lafontaine, Pascal Paradis, Janine Lespérance, Penelope Simons et Valerie Oosterveld, a ensuite été soumise à l’Ambassadrice Hudon à sa demande, le 16 avril.

Cette note visait à contribuer au développement de l’agenda canadien et des priorités spécifiques à mettre de l’avant pour le sommet du G7. Le PCJI a identifié en particulier trois axes principaux dans lesquels le Canada est bien placé pour jouer un rôle de premier plan :

  1. Prévenir les violences sexuelles et sexospécifiques par une responsabilité pénale accrue ;
  2. Mettre fin à la complicité dans les violations des droits humains, particulièrement celles touchant aux violences contre les femmes et les filles, par l’accroissement de la responsabilité des entreprises et l’établissement de mécanismes de réparation pour les victimes ;
  3. Utiliser les lois et des mécanismes légaux pour autonomiser les femmes et les filles.

Ces sujets sont liés aux cinq thèmes clés que le gouvernement canadien a choisi de prioriser pour la présidence canadienne du G7, et sont touchent tous particulièrement le thème principal et transversal « Promouvoir l’égalité des genres et l’autonomisation des femmes». Ils touchent également aux thèmes « Construire un monde plus paisible et sécuritaire» et « Investir dans une croissance qui bénéficie à tous ».

Les recommandations incluent notamment la création d’un groupe de travail international (taskforce) sur la responsabilité pour les violences sexuelles et sexospécifiques, qui servirait à recenser et identifier les meilleures pratiques dans la poursuite de ce type de violence. Elles incluent aussi l’adoption d’un mécanisme de surveillance adéquatement financé doté de la capacité de conduire des enquêtes efficaces et indépendantes, de faire des recommandations, d’imposer des sanctions aux entreprises et de fournir des réparations aux victimes dont les droits humains ont été violés par des entreprises, notamment par la perpétration de violences sexuelles et sexospécifiques. La mise en place d’aide internationale et de programmes de coopération internationale au support de l’autonomisation légale des femmes est également recommandée.

La note complète est disponible ici (anglais seulement).

 

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